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Troubles du désir, de l’orgasme ou douleurs

Les problématiques de désir font partie des difficultés sexuelles les plus complexes à cerner. Or, cela ne veut pas dire qu’elle est la plus longue à traiter. Souvent, des facteurs d’ordre physiologiques, psychologiques et relationnels sont impliqués. Dans le cadre de l’évaluation de la problématique, j’explore plusieurs aspects de la vie de la personne dont certains ne sont pas directement liés à la sexualité afin de forger ma compréhension de la problématique, du contexte dans lequel elle est apparue et continue d’évoluer au fil du temps. Une fois que certains liens ont été établis, il est possible de tester certaines hypothèses avec la cliente et de se fixer des objectifs en fonction de ses attentes.

En ce qui concerne les troubles liés à l’excitation et à l’orgasme, une exploration de divers aspects de la personne est effectuée. Il arrive souvent que les femmes qui souffrent de ce type de problématiques sexuelles aient de la difficulté à se laisser aller au plaisir dans d’autres sphères de leur vie (travail/études, famille, etc.). Ces femmes ont souvent des standards de performance élevés et éprouvent de la difficulté à accepter leurs imperfections. Dans mon travail avec les femmes consultant en raison de difficultés à atteindre l’orgasme (anorgasmie), une fois que les causes physiques ont été évacuées, nous travaillons souvent les tendances au stress, la méfiance et le perfectionnisme, afin d’induire chez elles le lâcher prise nécessaire à l’obtention d’un plaisir sexuel.

Avec les femmes qui ressentent des douleurs à la pénétration (vaginisme, dyspareunie, etc.), le travail thérapeutique sera tout autre. Une attention particulière sera portée à la dimension physique de la problématique. Cela permettra de démystifier si la souffrance trouve principalement ses origines dans le corps ou l’esprit. Or, ressentir de la douleur incite les individus à l’anticiper et à tenter de l’éviter le plus possible par la suit. une douleur qui, bien souvent, n’était que physique à la base, finira par causer du tord psychologique à la personne qui la subie. Voilà pourquoi il est primordial de faire une évaluation exhaustive de la problématique et, dans bien des cas, de travailler en collaboration avec d’autres professionnels de la santé, tels que des gynécologues et des physiothérapeutes spécialisés en rééducation périnéale.

 

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