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Internet, porno ou sexualité atypique

Les études rapportent que les hommes sont de loin les plus grands consommateurs de sexualité sur internet. Or, au-delà d’une certaine limite, ces pratiques peuvent nuire au fonctionnement ainsi qu’aux relations de certains.

Au niveau clinique, on remarque qu’une proportion grandissante d’hommes consulte pour des problèmes en lien avec internet. Que ce soit pour une consommation de pornographie dérangeante de par sa nature ou le temps qu’elle demande, ou pour des comportements sexuels jugés problématiques (ex : masturbation en ligne), on dénote souvent la présence de stresseurs et d’anxiété importante dans la vie des hommes qui consultent pour ces motifs. Mon travail consiste à diminuer la présence de ces facteurs de stress, en permettant notamment l’apprentissage de techniques de gestion des pensées et des émotions susceptibles de nourrir le cercle vicieux de la compulsion. Dépendamment de la nature du problème et du niveau de souffrance qu’elle induit chez l’individu, des stratégies comportementales (ex : implanter partout des logiciels bloqueurs de pornographie, prendre de la médication, etc.) peuvent être recommandées en début de traitement.

Par ailleurs, certains des hommes que je rencontre ont développé des fixations sexuelles sur des objets (ex : bottes, robe rouge) ou des parties du corps qui sont devenues essentielles à leur plaisir. D’autres hommes ont développé des tendances au voyeurisme, à l’exhibitionnisme, ou des intérêts sexuels inhabituels avec lesquels ils sont inconfortables. Comme ces types de comportements sexuels apparaissent souvent très tôt dans la vie des hommes, une importance particulière est accordée à l’origine du comportement lors de l’évaluation de la problématique – D’où provient-elle ? Quand et dans quelles circonstances s’est-elle manifestée pour la première fois ? Une fois ces informations recueillies, un travail thérapeutique peut être entamé. Le type de traitement variera beaucoup en fonction du type de problème présenté.

Qu’en pensez-vous?