La psychothérapie est un acte complexe qui demande moulte connaissances et formations. Au Québec, la loi protège cette pratique en autorisant seulement 3 types de professionnels à l’exercer: les médecins, les psychologues, et les détenteur.ice.s de permis de psychothérapie (émis par l’Ordre des psychologues du Québec).
Qu’est-ce qu’une psychothérapie?
La psychothérapie est un acte protégé constituant un traitement psychologique dont l’efficacité a été validée scientifiquement. C’est une intervention par la parole qui vise à soulager des souffrances ou des difficultés de nature sexuelle et/ou psychologique. Contrairement à d’autres types d’intervention, la psychothérapie est un traitement psychologique. Les changements en psychothérapie se font par la modification de comportements, d’émotions et de pensées chez le/la client/e de manière à l’aider à trouver des réponses à ses questions, à faire des choix difficiles, à comprendre ou encore à mieux vivre une situation difficile. La psychothérapie vise donc à favoriser des changements significatifs dans le fonctionnement d’un individu. Elle va donc au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien.
Il existe d’autres interventions qui s’approchent de la psychothérapie mais qui n’en sont pas :
- rencontre d’accompagnement;
- intervention de soutien;
- intervention conjugale ou familiale;
- éducation psychologique;
- réadaptation;
- suivi clinique;
- coaching (actualisation du potentiel d’une personne ni en détresse, ni en souffrance);
- intervention de crise (stabilisation temporaire de l’état d’une personne).
En plus de la psychothérapie, je pratique certaines de ces interventions, nommément les rencontres d’accompagnement, l’intervention de soutien individuel, l’éducation psychologique, la réadaptation, le suivi clinique, le coaching et l’intervention de crise en complément lorsque jugé pertinent et/ou nécessaire. Comme je porte à la fois le titre de Sexologue et celui de Psychothérapeute, je pratique habituellement des interventions s’apparentant à de la psychothérapie lorsque je porte mon chapeau de Sexologue (sexothérapie), et de la psychothérapie lorsque je porte mon chapeau de Psychothérapeute. Cette vignette clinique permet de saisir la distinction complexe entre les différents actes si vous souhaitez approfondir votre compréhension.
La durée d’un suivi varie selon les besoins, les attentes, les objectifs et la motivation de chaque personne. Si vous désirez travailler à l’émergence de changements significatifs dans votre vie (psychothérapie), il est recommandé de prévoir un minimum de 10 séances de fréquence hebdomadaire (ou bi-mensuelle). Pour tout suivi d’une durée plus brève ou plus étalée dans le temps, il peut être sage d’opter pour d’autres formes d’intervention, telles que celles introduites antérieurement.
Entreprendre une démarche thérapeutique présente plusieurs avantages. Le principal est sans doute de bénéficier de l’expertise d’une personne professionnelle certifiée dans le domaine dans lequel des difficultés sont rencontrées et ce, dans un environnement calme et sans jugement. Le soutien de l’entourage peut parfois être inadéquat ou ne pas suffire pour se sortir d’une situation difficile. Lorsque la détresse dans laquelle on se trouve ne s’améliore pas, que les ressources environnantes sont insuffisantes ou inadaptées, ou que les obstacles rencontrés empêchent le fonctionnement normal de la personne en cause, une aide professionnelle peut s’avérer bénéfique.
Avec l’aide thérapeutique, l’individu est amené à observer ses pensées, ses émotions, ses sensations, ses souvenirs, etc. Il est possible que cette démarche amène à remettre en question certains aspects de sa vie relationnelle et/ou sexuelle. Il est également possible que le souvenir de situations difficiles soit ravivé durant ou après les séances. Dans ces cas, la thérapeute accompagne l’exploration de ces souvenirs et sentiments douloureux.
La thérapie est une démarche active. Tout au long du processus thérapeutique, la personne qui consulte doit demeurer consciente de la responsabilité qu’elle détient face à sa propre condition et qu’elle veille, autant que possible, à limiter ses résistances conscientes. Le rôle de la thérapeute, pour sa part, n’est pas de juger, mais plutôt d’aider à comprendre et à trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Elle n’est cependant pas responsable des décisions personnelles que prend le client ou la cliente, ni des conséquences sur son entourage que peut avoir le cheminement personnel du ou de la cliente.
Aucun sujet n’est tabou en thérapie. Les gens sont invités à partager leurs réflexions sans se censurer ou craindre que leurs confidences soient dévoilées (à quelques exceptions prévues par la loi). La thérapeute est tenue de maintenir en tout temps le secret professionnel face à toute information reçue ou renseignement qui pourrait permettre d’identifier l’un ou l’autre de ses client/es.
Il est à noter que la thérapeute ne peut établir de lien d’amitié avec sa clientèle, ni de lien de toute autre nature susceptible de compromettre la qualité de ses services professionnels. Elle a le devoir de sauvegarder son autonomie et son indépendance professionnelles en tout temps. Elle fait donc prévaloir la relation professionnelle libre de toute interférence ou conflit d’intérêts de nature affective, financière, sexuelle, institutionnelle ou autre; elle évite toute situation où elle se trouverait en conflit d’intérêt ou pourrait le laisser croire.
Mes approches thérapeutiques (outils)
L’approche psychodynamique vise la modification des « patterns » qui se reproduisent dans nos vies et qui nous empêchent d’avancer. Par l’analyse et la modification de ces répétitions à l’intérieur de la relation thérapeutique, la personne cliente change sa trajectoire et se libère des cercles vicieux qui le font souffrir. Il peut alors évoluer vers son plein potentiel.
L’approche cognitivo-comportementale (2e et 3e vagues : thérapie de l’acceptation et de l’engagement, thérapie centrée sur les émotions) vise la modification des comportements et des idées néfastes sur le fonctionnement de l’individu. Cette approche se base sur des principes d’apprentissage : la thérapeute aide la personne cliente à prendre conscience de ses pensées et de ses croyances et à les remplacer par des évaluations et des jugements plus réalistes. La démarche peut comporter certains exercices (à faire à la maison ou durant les séances) qui l’aideront à surmonter les difficultés encourues.
L’approche interactionnelle-systémique émane du principe que toute difficulté, qu’elle soit de nature sexuelle ou autre, se vit en relation à l’autre. Lors d’une thérapie de couple par exemple, les partenaires sont reçus comme un tout et non pas comme deux unités séparées. De ce fait, ils acceptent de reconnaître qu’ils ont chacun leur part de responsabilité dans la création et le maintien de la difficulté pour laquelle ils consultent. Ils viennent donc ensemble pour y trouver une solution et changer leur dynamique relationnelle.
Pour l’aide à court terme, j’emploie des outils issus de thérapie brève et de thérapie centrée sur les solutions.
À quoi doit-on s’attendre lors de la première rencontre?
Le processus thérapeutique consiste d’abord en une évaluation par la thérapeute de la condition de la personne qui demande ses services, ainsi que de ses besoins. Après deux ou trois rencontres, il est habituellement possible de dresser un bilan de la situation et de fixer des objectifs thérapeutiques.
La thérapeute tient compte de la demande, des attentes, ainsi que des moyens dont elle dispose pour les atteindre en fonction de plusieurs facteurs, dont les limites de sa compétence professionnelle. S’il advenait que la thérapeute ne soit pas en mesure d’offrir les services professionnels requis, elle en aviserait la personne cliente le plus tôt possible et l’orienterait vers des ressources mieux adaptées à ses besoins.
Quelles sont les obligations de confidentialité de la thérapeute face aux informations reçues?
La règle de base
Il est primordial pour les thérapeutes de préserver la confidentialité des renseignements reçus dans le cadre de leurs fonctions. Afin de préserver le secret professionnel, la thérapeute :
- ne divulgue aucun renseignement à l’exception de ceux autorisés par écrit par la personne cliente, ou verbalement s’il y a urgence, ou encore si la Loi l’ordonne;
- ne révèle pas le fait qu’un certain individu fait ou a fait appel à ses services professionnels ou encore qu’il a l’intention d’y recourir;
À cette fin, la thérapeute ne réagirait pas s’il lui arrivait de croiser cette personne à l’extérieur du cadre des consultations. Celle-ci (client/e) pourrait toutefois la saluer s’il/elle le désire.
- ne mentionne aucun renseignement factuel susceptible de permettre d’identifier une personne cliente ou encore modifie, au besoin, certains renseignements pouvant permettre de l’identifier;
- ne dévoile pas sans autorisation l’identité de sa clientèle si elle consulte un autre professionnel ou se fait superviser.
La thérapeute prend également toutes les mesures bureautiques qui s’imposent pour assurer l’anonymat et la confidentialité de chacun de ses dossiers, notamment en les conservant sous clé (virtuelle et/ou matérielle). Son devoir quant au secret professionnel reste en vigueur, même si elle n’est plus en contact avec sa clientèle, et ce, même si le dossier a été détruit (au minimum 5 ans après la dernière séance).
Certaines circonstances atténuantes
Les exceptions au secret professionnel, tout comme la règle, sont prévues à l’article 15 du Code de déontologie des sexologues : Le sexologue respecte le secret de tout renseignement de nature confidentielle qui vient à sa connaissance dans l’exercice de sa profession. Il n’est relevé du secret professionnel qu’avec l’autorisation de son client ou lorsque la loi l’ordonne ou l’autorise par une disposition expresse.
Consentement éclairé
Dans le cas où le client ou la cliente y consent : de façon exceptionnelle, une personne peut relever sa thérapeute du devoir de protéger les renseignements qui la concernent. C’est le cas, par exemple, lorsqu’une personne demande que son dossier ou qu’une partie de celui-ci soit transmise à son avocat/e. En vue d’obtenir l’autorisation de la personne cliente, la thérapeute l’informera des renseignements spécifiques qui seront transmis (c.-à-d. ce qui est utile et nécessaire), de l’utilisation spécifique qui en sera faite et des conséquences possibles de la transmission de ces renseignements. La renonciation au secret professionnel sera claire, c’est-à-dire que l’autorisation de la personne à transmettre des renseignements confidentiels sera sans équivoque.
Lorsque la loi l’ordonne ou l’autorise par une disposition expresse
En plus de l’exception relative à l’autorisation de la personne cliente, il peut arriver dans des cas exceptionnels que la thérapeute soit tenue de divulguer des informations confidentielles. Ces situations sont strictement circonscrites ainsi :
- Signalement à la protection de la jeunesse. La thérapeute peut être appelée à divulguer des renseignements, notamment lorsque la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis, lorsqu’il se retrouve dans une situation d’abandon, de mauvais traitement psychologique, d’abus sexuels ou physiques, ou lorsqu’il présente des troubles de comportement sérieux (Article 38- Loi de la protection de la jeunesse).
- Danger imminent de mort ou de blessures graves. La thérapeute peut communiquer un renseignement protégé par le secret professionnel en vue de prévenir un acte de violence, dont un suicide, lorsqu’elle a un motif raisonnable de croire qu’un danger imminent de mort ou de blessures graves menace une personne ou un groupe de personnes identifiable (Article 18- Code de déontologie de l’Ordre des psychologues du Québec).
- Contre la maltraitance envers les aînés. La thérapeute est dans l’obligation de signaler toute situation qui porte à croire que l’intégrité des personnes en CHSLD et concernant les personnes majeures inaptes est compromise, en vertu de la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité (RLRQ c L-6.3, art. 21.).
- Inspections et enquêtes professionnelles. Dans l’intérêt du public, les ordres professionnels doivent pleinement remplir leur rôle de surveillance. Ainsi, les sexologues ne peuvent invoquer le secret professionnel pour refuser de fournir des informations lors d’une inspection professionnelle ou d’une enquête du syndic de l’OPSQ. (Code des professions, RLRQ c C-26, art. 192; Code de déontologie, art. 67.).
- Enquête d’un coroner (lorsqu’une personne est décédée). Les sexologues ne peuvent invoquer le secret professionnel pour refuser de fournir le dossier d’une personne décédée lorsqu’un coroner juge nécessaire de l’examiner dans l’exercice de ses fonctions (Loi sur les coroners, RLRQ c C-68.01.).
Confidentialité en téléconsultation
En contexte de téléconsultation, la sexologue s’engage à se trouver dans un lieu physique qui assure le même niveau de confidentialité qu’en personne. La personne cliente s’engage à faire de même en choisissant un lieu approprié pour s’exprimer librement, hors de portée de voix d’autrui et libre de témoins, de bruit, d’interruptions et de distractions.
L’utilisation de moyens technologiques comporte certains risques liés à la sécurité et la confidentialité qui échappent au contrôle de la sexologue. Pour maximiser la protection, il est recommandé d’utiliser un appareil personnel et une connexion Internet sécurisée (ex. WiFi privé avec mot de passe).
En plus du logiciel Zoom qui sert à la tenue des rencontres en ligne, la sexologue utilise certains programmes informatiques pour la soutenir dans sa gestion administrative : Go rendez-vous (pour la confirmation de rendez-vous, l’archivage de données personnelles, de formulaires de consentement et de notes de dossier), Simple Invoice (pour l’émission et l’acheminement de reçus électroniques), Gmail (pour les communications courriels avec ma clientèle et l’acheminement de liens), Simplii et AccèsD (pour l’encaissement des paiements/ virements Interac), Messages (pour de brèves communications textos), Fit Outcomes (pour le stockage des questionnaires de satisfaction pré et post rencontres, ainsi que l’analyse graphique des données) et CoeurWay (pour la transcription en direct et l’émission de résumés de rencontres). CoeurWay est un logiciel médical confidentiel conçu au Québec pour soutenir les professionnels de la santé dans leur gestion administrative. Ce dernier implique la transcription de nos échanges, transcription supprimée dans un délai maximal de 48 heures après chaque rencontre. La totalité des informations reçues sont encryptées et stockées exclusivement sur des serveurs au Québec. Toutes les normes établies par le MSSS sont respectées par ce logiciel, garantissant ainsi la totale confidentialité et intégrité des données. En consentant ici au traitement, vous acceptez que ces logiciels soient utilisés. Soyez assurés qu’ils furent sélectionnés de manière à protéger le mieux possible votre confidentialité. Nous ne sommes toutefois pas à l’abri de brèches informatiques, et bien que plusieurs moyens soient appliqués pour assurer la protection des informations (ex : effacer l’historique du navigateur, notifications, courriels), la confidentialité absolue ne peut être garantie. En consentant ici au traitement, vous acceptez ce risque.
Consentement spécifique à la téléconsultation
Le logiciel Zoom sera utilisé pour les rencontres à distance. Un lien sera acheminé par courriel lors de la confirmation de la tenue du rendez-vous.
En cas de rupture de la communication pendant une rencontre, la sexologue communiquera avec la personne cliente par téléphone.
La personne cliente comprend que la téléconsultation comporte certaines limites (par exemple vous pourriez être entendu.e par une autre personne si l’endroit dans lequel vous vous situez au moment de la rencontre n’est pas insonorisé). Vous devez vous assurer de prendre les mesures nécessaires pour assurer la confidentialité de vos informations en regard des logiciels utilisés sur votre ordinateur/téléphone et de votre gestion des données informatiques. Sachez que les services de messageries électroniques (ex. Gmail, Hotmail, Yahoo, etc.) ne peuvent garantir la confidentialité de vos communications.
Si la sexologue ou la personne cliente juge que la téléconsultation ne convient pas ou plus au contexte de la personne cliente, le suivi à distance pourrait prendre fin et des alternatives seraient proposées.
Quel est l’engagement de la thérapeute quant au succès de la thérapie?
La thérapeute a une obligation de moyens, ce qui veut dire qu’elle s’engage à mettre en œuvre tous les moyens possibles pour favoriser le développement et l’épanouissement de chacun de ses client/e/s afin de contribuer à leur bien-être, et pour préserver ou rétablir leur équilibre ou fonctionnement psychologique.
Afin d’y parvenir, la thérapeute s’engage à mettre ses connaissances régulièrement à jour, question de perfectionner ses habiletés professionnelles. Pour ce faire, elle prend part à des activités de partage de connaissances (colloques, ateliers de formation continue), consulte régulièrement les écrits scientifiques dans son secteur d’activités et participe à des séances de supervision entre professionnels.
Afin de répondre aux normes professionnelles les plus élevées quant à l’exercice de sa profession, la thérapeute s’engage à appuyer ses interventions sur des démarches scientifiques adaptées à la spécificité propre à chaque personne cliente qu’elle rencontre.
Politique des rencontres et responsabilités réciproques
Cette politique vise à implanter un respect mutuel et à favoriser un engagement réciproque au sein du processus thérapeutique.
Je demande à ce que les paiements (virements Interac) soient réalisés dans les 24 heures avant les séances.
La durée prévue pour chaque rencontre individuelle est de 45 minutes, après quoi les honoraires sont encaissés et un reçu vous est transmis.
S’il advenait que vous arriviez en retard à une séance, celle-ci prendrait fin à l’heure prévue et son coût devrait être défrayé en totalité. Dans le cas d’une absence ou d’un changement de rendez-vous je demande à ma clientèle un avis de plus de 48 heures d’avance, sans quoi la moitié des frais de la rencontre devront être déboursés. Cette politique vise à favoriser la continuité, composante essentielle au succès thérapeutique.
Le Code de déontologie de mes Ordres professionnels indique qu’un/e thérapeute doit s’abstenir de rencontrer ses clients lorsque son état de santé y fait obstacle. Afin de ne pas compromettre la qualité de mes services, il peut arriver que je doive reporter un rendez-vous. Advenant une telle situation, je veillerai à vous en aviser dans les meilleurs délais.
Honoraires professionnels
Le coût de chaque séance est de 175 $. Les honoraires sont payables via virement bancaire tout de suite après chaque rencontre. Le tarif peut être révisé à la hausse annuellement. Le cas échéant, la clientèle sera avisée deux mois à l’avance.
Des reçus de sexologue ou de psychothérapeute seront émis à votre nom et vous seront acheminés par courriel sous réception de votre virement Interac (pour fin de réclamation aux assurances et/ou pour fin d’impôts). Advenant l’émission d’un reçu pour une séance manquée, le libellé devra en faire mention.
Fin du processus thérapeutique
Le consentement aux services peut être clarifié et\ou retiré en tout temps. Tout client est donc libre de mettre fin à sa thérapie au moment qu’il/elle juge opportun. Il est toutefois souhaitable d’en aviser la thérapeute quelques rendez-vous à l’avance, ce qui laisse du temps pour préparer l’arrêt du suivi.
